1969: La naissance du mouvement Skinhead

Les origines

Les skinheads sont issus de la vague modernist. Dans un premier temps il s'agit de jeunes Londoniens qui se passionnent pour le Modern jazz. Dans les années 1963-1964, cet underground élitiste est devenu une vague de fond de premier plan dans la culture des adolescents et devient un enjeu commercial. Les faits divers consacrent les batailles rangées entre Mods et Rockers comme un mal générationnel, notamment lors des bagarres de Brighton qui amèneront nombre des jeunes en mal de sensations fortes vers ce mouvement, quitte à le standardiser.
Après 1967 beaucoup de Mods se tournent vers le flower power et le psychédélisme. Certains préservent le style originel et radicalisent leur look : ce sont les hard mods, ou encore heavy mods.
Comme ils vivent dans les même banlieues et quartiers ouvriers, les hard mods fréquentent les rude boys, ou rudies, jeunes immigrés antillais, surtout jamaïcains, dont le look est proche et avec qui ils partagent le goût pour la musique noire américaine (soul, rythm'n'blues) et jamaïcaine (ska et rocksteady). Vers 1968, les hard mods et les rudies se confondent pour devenir les skinheads.

L'explosion

En 1969, un véritable raz-de-marée skinhead envahit le Royaume Uni. Cette contre-culture devient soudain très à la mode et unit les jeunes des quartiers ouvriers, tant blancs que noirs. Les skinheads écoutent de la soul, du rythm'n'blues (des labels Stax, Motown ou encore Chess records), du mod's beat (soul-rock britannique des Who et autres Kinks ou Small Faces), mais surtout du ska, du rocksteady et du reggae avec des artistes noirs venus des Caraïbes tels Simaryp, Laurel Aitken, Desmond Dekker et même les Skatalites, les Upsetters, Jimmy Cliff ou Bob Marley, les Wailers... Le reggae et le rocksteady, bien plus que le ska presque passé de mode en 1969, apparaissent comme le son skinhead par excellence. Les chansons parlent de leur vie quotidienne : émeutes, difficultés de la condition ouvrière, problèmes de tous les jours, contestation sociale, mais aussi sexe, danse et football. Les principales maisons de disques éditrices de ska et de skinhead reggae au Royaume Uni sont Trojan Records, Pama Recordset Torpedo Records. Le logo Trojan (un casque de guerrier troyen) a été repris par la suite pour désigner les skinheads originels (spirit of 69).

Les skinheads constituent à la fois une mode vestimentaire liée à des goûts musicaux, mais aussi une véritable contre-culture de jeunes avec ses comportements types (frime, violence, danse) et son argot. Celui-ci est largement influencé par l'accent jamaïcain : ainsi brother devient bovver. Aggro désigne la baston. Les leaders du mouvement sont les boss skinheads.

Ces gangs de jeunes ont parfois un comportement violent et les hooligans adoptent vite le style vestimentaire des skinheads. Certains avancent que les skinheads sont issu du hooliganisme. C'est à la fois vrai et faux : les jeunes Britanniques des classes moyennes et populaires se comportent souvent en hooligans dans les stades de football, mais le hooliganisme est plus ancien que le style skinhead (il date du début du XXe siècle) et les codes vestimentaires des hooligans varient beaucoup avec les modes (la plupart des hooligans actuels n'ont absolument pas le look skinhead).
L'usage fréquent des couleurs nationales (Union Jack pour l'ensemble des Britanniques ou Saint Georges Cross pour les Anglais) par les skinheads de cette époque est abusivement interprété comme un glissement vers le nationalisme. En fait les jeunes Britanniques font souvent preuve d'un patriotisme cocardier tel qu'on peut le rencontrer dans les tribunes des stades de football. Il n'est généralement fondé sur aucun nationalisme au sens strict. Les mods auparavant arboraient les couleurs nationales pour le côté "pop art " et les punks par la suite feront de même par désespoir social et ironie.
Mais il est vrai que les skinheads de cette époque font preuve de méfiance à l'encontre, non pas des Noirs, mais des jeunes Indiens et Pakistanais, dont le style vestimentaire et les goûts musicaux les rapprochent des hippies. Certains organisent de véritable ratonnades à leur encontre : le paki bashing. Ceux-ci réagissent et fondent des gangs de skinhead scalpers. Cette opposition entre skinheads noirs et blancs d'une part et jeunes indo-pakistanais de l'autre n'a cependant jamais été une généralité lors de la première vague skinhead. C'est plutôt une réalité circonscrite à certains quartiers de Londres et surtout à certains gangs. Les archives d'époque montrent d'ailleurs de nombreux skinheads au type asiatique.

Cette première vague skinhead est donc avant tout une mode, un style musical et vestimentaire largement méconnus hors du Royaume-Uni. Il n'y a pratiquement pas de skinheads à cette époque en Europe continentale ou en Amérique du Nord. Seuls certains adolescents émigrés à cette époque en famille en Australie et au Canada exporteront le style hors Grande Bretagne. Pour la plupart des journalistes britanniques les skinheads ne sont qu'une nouvelle sorte de voyous incontrôlables (à l'époque la France a ses blousons noirs). Le mouvement n'est pas politisé.

Vers 1970 la vague skinhead s'essouffle. De nouvelles modes apparaissent : le style glam rock pour les jeunes blancs et le mouvement rastafari pour les noirs. Les skinheads authentiques, qui rejettent l'image de violence gratuite de beaucoup de hooligans qui leur colle à la peau, adoptent le style suedehead (crâne de velours): le look devient plus recherché, à la manière des mods, les cheveux repoussent.

sources wikipedia

# Gepost op woensdag 27 augustus 2008, 09u15

1979: La seconde vague Skinhead

Profitant de l'explosion médiatique punk en 1977, les skinheads et même les mods réapparaissent et se mêlent aux punks. Ils sont alors peu nombreux, noyés dans la masse punk. Le film Quadrophenia (1979) et le groupe The Jam participent à la relance du courant modernist.
Après 1979 cependant, le punk-rock n'a plus la faveur des médias de masse et le look punk se radicalise : les punks deviennent not dead (de l'expression « punk's not dead »). C'est l'époque où apparaissent blousons cloutés et crêtes colorées. Cependant beaucoup de punks de la première vague adoptent le style des skinheads, ce qui passe à la fois comme un retour aux sources et une radicalisation. Le mouvement skinhead connaît une nouvelle heure de médiatisation.
Ces nouveaux skinheads écoutent ou jouent du street punk et de la oi !, c'est-à-dire des formes violentes et radicales de punk-rock. Oi!, en argot cockney, est la contraction de l'apostrophe : Hey you !. On entend Oi! pour la première fois sur un morceau des Clash en 1977 (Career opportunities). Les groupes précurseurs sont Menace, Angelic Upstarts ou Sham 69, puis viennent Cockney Rejects, Business, Cock Sparrer, The 4 Skins, Last Resort, The Oppressed, Blitz...
Cette époque connaît aussi un revival rocksteady, ska et skinhead reggae qui contribue à populariser le style skinhead avec des groupes comme Madness, The Specials, Bad Manners ou The Selecter de chez Two-Tone Records. Ces musiciens adoptent un style vestimentaire plutôt modernist ou hard mods, mais le public comme nombre de musiciens de ces groupes est largement skinhead.
Certains skinheads ou punks ont pu se rapprocher de l'extrême-droite pour prendre le contrepied des punks (not dead) de la période 1979-1982 : rejet de la saleté, du look "destroy" mal rasé, de la clochardisation, de l'anarchisme braillard, des drogues dures... respect des valeurs familiales, du travail, de la patrie, allure physique et vestimentaire saine et propre... C'est-à-dire le rejet de la marginalisation et l'attachement à des valeurs à la fois populaires et conservatrices. Idéologiquement ces premiers skinheads et punks nationalistes ratissent très large : rescapés du nazisme britannique des années trente qui servent de mentors, antisémites de tout poil, xénophobes échaudés par l'immigration, anticommunistes qui dénoncent les états soviétiques, hooligans violentissimes, punks et skinheads dépourvus de repères idéologiques qui aiment provoquer en arborant des insignes nazis (alors que leurs parents ont souvent combattu les nazis en 1939-45)...
Éc½urés par cette récupération de leur contre-culture et fidèles à leurs racines métisses, les skinheads antiracistes se regroupent à partir de 1979-80 dans Skinheads Against the Nazis (S.A.N., impulsé et contrôlé par le Socialist Worker's Party, trotskiste), puis au sein des SHARP (SkinHeads Against Racial Prejudice, mouvement fondé à New York vers 1987 à partir de l'expérience depuis 1985 d'un groupe de skinheads et boot-boys de Cincinnati appelé Baldies Against Racism). La figure emblématique du mouvement SHARP est Roddy Moreno, leader du groupe gallois The Oppressed et importateur en 1988 du SHARP au Royaume-Uni. The Oppressed chantent Work together, référence marxiste implicite et hymne à la classe ouvrière. Mais avant que les "pare-feux" ne se mettent à fonctionner, l'image des skinheads, et même de certains groupes emblématiques de la scène, a eu à pâtir de la dérive vers le néonazisme d'une partie d'entre eux. Ainsi les Sham 69 sont désespérés que de nombreux skinheads d'extrême-droite fréquentent leurs concerts (la "SHAM Army", cohorte de fans du groupe, étant même gangrénée par ceux-ci). Son chanteur mythique Jimmy Pursey décide alors de remettre les pendules à l'heure en faisant jouer le groupe dans les festivals RAR (Rock Against Racism). Les Sham 69 adaptent le chant révolutionnaire chilien El pueblo unido jamas sera vencido (Le peuple uni ne sera jamais vaincu) en If the kids are united they will never be defeated (Si les jeunes sont unis, ils ne seront jamais battus). Ces groupes réaffirment leur fierté d'appartenir à la classe ouvrière et de partager ses valeurs : fraternité, solidarité, luttes sociales...
Les skinheads anti-racistes considèrent les nationalistes et les néonazis comme de faux skinheads et les appellent boneheads (littéralement "crânes d'os", en fait l'équivalent anglais de "crétin"). Ces deux termes, péjoratifs dans l'esprit de ceux qui les utilisent, ont toujours cours aujourd'hui.

sources wikipedia

# Gepost op woensdag 27 augustus 2008, 09u23

The Skatalites

The Skatalites. Guns of Navarone
Formé en 1964, The Skatalites est un groupe de musique originaire de Jamaïque. Ils ont joué un rôle important dans la création et la popularisation du ska.

# Gepost op woensdag 27 augustus 2008, 09u36

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BLOG EN CONSTRUCTION

Des articles sortiront au fil des jours, en attendant d'avoir un blog complet...

# Gepost op woensdag 27 augustus 2008, 09u43

Original dance of ska

Début des années 60.
Bryan Lee & the Dragonaires

La danse est au ska ce que le pogo est au punk. C'est à la fin des années 50 qu'apparaît la danse originale du ska. Bon, ok, aujourd'hui, on voit plus grand monde dansez comme ça à un concert de ska...

# Gepost op zaterdag 30 augustus 2008, 04u50

Gewijzigd op zaterdag 30 augustus 2008, 05u01